Masque, je ne t'oublie pas ...

Publié le par Sophie COCARD

Parmi mon survol d'articles de ces derniers jours, j'ai retenu le texte d'Aurélien Barrau. Ses récentes réflexions portaient sur l'environnement, mais là, il a lancé un appel aux " anti-masques" qui se prennent pour des héros en ayant l'impression de faire un bras d'honneur à l'autorité en ne mettant pas ce dispositif qui pourrait pourtant fragiliser l'évolution du virus. Depuis des mois, le coronavirus circule. L'épidémie repart en France. Vous avez grogné quand vous ne pouviez plus aller boire votre bière en terrasse ou quand vous ne pouviez plus voir vos amis. Mais aujourd'hui pour vous, tout semble zappé. Et toutes les personnes malades, handicapées, ou qui entrent dans l'âge où le covid peut leur être dangereux, vous les oubliez !!! En étant imprudents, en ne respectant pas les gestes barrières, masque dans les lieux clos, vous volez la liberté de toutes ces personnes. Vous avez effacé vos actes de " solidarité " (!!!) pendant le confinement. Hier, applaudir le personnel soignant tous les soirs et aujourd'hui, les obliger à envisager de reprendre le rythme infernal des réanimations, à revivre dans la peur d'être contaminé, c'est un non sens. Hier, vous mettiez des petits mots sur vos poubelles pour remercier les éboueurs d'assurer la continuité de notre quotidien. Et aujourd'hui, vous balancez vos masques et gants. Si ce n'est pas du mépris, cela y ressemble étrangement ....

Aux gens qui se lamentent d'avoir perdu de l'argent, réfléchissez à ceci : d'autres ont perdu bien plus. Comme quoi nous sommes incapables d'évoluer. Même face à un danger, nous remettons toujours l'argent devant le reste. MAIS QUELLE HORREUR !!! Quand arrêterons nous de vivre ainsi ? D'ailleurs, j'utilise le mot " vivre ". Est ce le bon terme ? S'enfermer dans un quotidien fait de bibelots et d'objets à la mode, et être obsédé par l'argent au point, parfois, d'écraser autrui, est-ce bien vivre ? Ma vie, elle est faite de peu et de grandes richesses à la fois. De peu d'objets mais de beaucoup d'amitié, d'amour, de partage, de beauté de Mère Nature, de mots, d'idées. Je suis heureuse que les personnes que je vois souvent ou tous les deux ou trois mois, ou dont je reçois des nouvelles via les nouvelles technologies ou le courrier fassent partie de mon monde. 

Pour réinventer un monde rêvé, il faut commencer quelque part. Mettre un masque pour protéger autrui, c'est un petit début. 

PS : même masqués, les sourires et la politesse ne sont pas interdits. Mais ça, c'est un autre débat.

Sophie COCARD. 

 

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Publié dans ACTUALITES

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