Ne masque pas ta joie :)

Publié le par Sophie COCARD

Dans un temps encore relativement récent, le mot " masque " évoquait le déguisement de Carnaval et son cortège de beignets, Venise et ses costumes sublimes. A ce son, nous aimions nous imaginer dans notre prochain accoutrement, ce qui ne manquait pas de nous faire sourire à l'évocation de certaines idées farfelues ou audacieuses. Quel plaisir de réfléchir au déguisement, à la façon de le réaliser. Dans la vie, lors d'un voyage ou d'une rencontre amoureuse, c'est bien le chemin à parcourir qui est le plus intéressant. Faire son costume, de la même façon, c'était passer par de multiples étapes. Il fallait trouver le bon matériau, celui qui nous ferait briller de mille feux et rougir de plaisir lors des compliments dispensés. Et les confettis, pas question d'oublier les confettis ! 

Aujourd'hui, le terme " masque " nous fait frémir, nous rappelant l'angoisse, le quotidien lourd d'impératifs et de tensions. Tout tourne autour de lui. Il faut être attentif : dois-je le mettre ici ? Et dans ce lieu ? Et quel va être mon budget mensuel à allouer à ce dispositif médical ? Comment dois-je le laver ? A 60 degrés pendant trente minutes ? Faire tourner une machine pour un masque ? Mais  mes budgets électricité et eau risquent vite d'augmenter à ce rythme là !!! Il faut le choisir ainsi mais plutôt comme cela, avec telle forme, celui ci ayant un avantage par rapport à celui-là .... AS-SEZ !!! La créativité est bloquée en  plein élan, tout tournant autour de l'épaisseur de l'élastique, de la forme du masque, du nombre de couches de tissu à coudre ensemble. Faire son masque, aujourdh'ui, c'est trouver le tissu au bon grammage, celui qui ne nous mettra pas en danger en étant trop fin ou ne nous provoquera pas une asphyxie en étant trop épais. Mais de l'imagination, du rêve, il n'en est plus question. 

En attendant que les beaux jours reviennent, que les regroupements festifs soient à nouveau autorisés,  réconcilions nous avec cet accessoire, allons vite visionner ou revisionner " the mask " avec Jim Carrey, et sourire. Un sourire, comme c'est beau ! Alors, au lieu de garder notre masque de l'indifférence ou de la méfiance, sourions ! Même derrière une visière en plastique, un masque chirurgical ou en tissu, sourions !

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Publié dans ACTUALITES

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