LA JOURNEE DE LA RESILIENCE, PARLONS-EN !
Hier, 13 octobre, c'était la journée de la résilience.
La résilience, d'abord, qu'est ce que c'est ? Ce terme peut s'utiliser dans plusieurs domaines. Le dictionnaire le Larousse différencie la résilience des matériaux, de l'écologie, de l'aspect psychologique ou encore de l'informatique. Les éditions In Press développent davantage leurs explications quant à l'aspect psychologique. Ces dernières années ont en effet mis en lumière les travaux du neuropsychiatre Boris Cyrulnik qui a démontré l'importance de la résilience sur le bien-être, face à des événements traumatiques.
Mais pourquoi avoir choisi cette date ?
La première édition de la Journée de la résilience a eu lieu en 2022 à l'initiative du gouvernement français. Cette date coïncide avec la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe. Le site du ministère de la transition écologique, de l'aménagement du territoire, des transports, de la ville et du logement (Vu la longueur du titre du ministère, je ne veux pas imaginer la taille des cartes de visite de celles et ceux qui y travaillent !) définit ce jour comme un " rendez-vous annuel consacré à la prévention des risques et au développement de la résilience de la population, en France hexagonale comme dans les territoires ultramarins.".
Vous avez du entendre parler de la nécessité d'avoir un kit de survie chez soi. Je suis allée relire ce que le gouvernement met dans ce nécessaire. Vu ce qu'il faut prévoir, à mon avis, le paquetage serait plus lourd que moi :D Pour les moins organisés, des petits malins se sont mis à vendre des kits clé en main ! Il suffit de taper le terme ' kit d'urgence ' dans votre moteur de recherche pour voir apparaitre des articles mis en vente.
Il y a quelque chose qui me dérange fortement. Si, réellement, la solidarité existait encore, nous saurions que nous pourrions compter sur autrui en cas de coup dur. Et nous n'aurions pas à devoir anticiper ainsi.
En plus, je parle en ce qui me concerne en tout cas, ça a quelque chose d'anxiogène. La société est de plus en plus violente, la planète va mal et les événement extrêmes sont de plus en plus nombreux. On le sait. Pas besoin d'avoir un sac de première urgence pour nous le rappeler.
Et puis, autre chose me dérange beaucoup : au lieu d'agir sur les causes, il est confortable de ne pas bouger. Le kit de première urgence, c'est une façon de mettre un pansement sur une jambe de bois. Les gouvernements successifs ont mis de côté certains aspects de notre société en pensant y revenir plus tard. Le problème de l'environnement a été relégué sans cesse.
Je n'ai pour l'instant (et j'espère ne jamais avoir à le découvrir) pas dû fuir devant le danger industriel, climatique. Mais même en préparant soigneusement mon paquetage de survie, serais-je en mesure, le moment venu, de penser même à le prendre ? J'imagine qu'en cas de grand danger, on agit comme tout autre animal. Il s'agit déjà de sauver sa peau.
Pour conclure et revenir un instant sur ce terme de résilience, j'ai une pensée particulière pour toutes ces personnes qui, à travers le monde, ont survécu à une fusillade, à un acte violent, ou encore qui se battent contre la maladie. Avancer envers et contre tout, c'est bien cela la résilience.
Sophie COCARD
Parmi mes sources : www.inpress.fr ; www.ecologie.gouv.fr ; www.info.gouv.fr