DRAGONS ET SOLIDARITE

Publié le par Sophie COCARD

Hier, mardi 2 décembre, c'était le " Giving Tuesday ", qu'on peut traduire en " mardi je donne ", ce mouvement mondial qui encourage la solidarité, la générosité et l'engagement. 

Je dois dire que je suis toujours surprise quand il faut créer un événement pour rappeler aux humains ces principes de base de l'humanité, en tout cas comme elle devrait l'être. Je m'interroge aussi : est-ce que les " secs du coeur " comme je vais les appeler, parce qu'ils font un don à une association une fois dans l'année, s'attribuent le droit de piétiner les autres le restant de l'année ?

Hier, je ne sais pas si au hasard de mes déplacements, j'ai croisé ce type de donateurs mais une chose est sûre : j'ai eu à faire à des dragons. Non, je ne parle pas de dragons de Komodo ni de créatures mythiques mais d'authentiques dragons-humains qui donnent l'impression, à qui les approche, de les déranger que ce soit sur place ou par téléphone. 

Remarquez bien qu'il n'y a aucun lien entre le Giving Tuesday et les dragons. On pourrait se dire que les croiser une fois par an ne serait pas bien grave. Malheureusement, ils sont là, planqués où on ne s'attend pas à les trouver. Ils peuvent prendre toutes les apparences : avoir les cheveux gris ou blond, être jeunes ou âgés, grands ou petits, habillés de façon décontracté ou strict. Ce qui est le pire est de les trouver dans des postes où un bon accueil serait essentiel :D

Alors oui, les dragons ont certainement leurs soucis. Mais j'ai envie de dire : comme tout le monde, y compris ceux qui sourient. L'air pourrait être plus respirable (et je ne parle pas des problèmes de pesticides et de particules fines) si la haine, le commérage, la méchanceté sous tous ses traits, devenaient des rebuts de la société. Mais ils sont portés par un certain nombre de citoyens comme une bannière brandie avec fierté. Je ne vois pas dans ces conditions comment la pauvreté, l'exclusion .... pourraient reculer.

Sophie COCARD

Et toutes mes pensées vont vers ces habitants de l'Asie du Sud-Est qui, après le passage des pluies diluviennes, du cyclone, ont tout perdu. Tout ce qui compte, et que l'argent ne remplacera pas. 

 

 

Publicité

Publié dans GENEROSITE, SOLIDARITE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article