RAS-LE-BOL DES COUPES RASES đĄ
Ca y est, dans ma commune, le passage des grumiers a repris depuis quelques temps. Etant donné la dangerosité de leur conduite sur la route, on peut penser que ces véhicules sont apparentés à ceux des urgences, non ?...
Peut-être ... ? Aux vues des abattages tout azimut, la filière entière ne manque pas d'ouvrage. Au lieu d'être franc sur la véritable raison des coupes rases, qui est financière, les responsables de ces déboisements massifs évoquent l'invasion des scolytes, et le possible dépérissement futur des hêtres face au réchauffement climatique. J'observe beaucoup la Nature, et voici mon constat face à l'argument des insectes ravageurs : pourquoi ne pas abattre les quelques arbres malades dès qu'on en constate la présence ? Un sapin qui devient couleur rouille est un indice .... Il vaut mieux sans doute attendre que la moitié de la forêt soit atteinte (le phénomène se déroule sur des années ....) plutôt que d'aller le faire tant que le problème reste anecdotique. Je m'interroge.
D'autre part, la Nature fait preuve d'adaptabilité à son environnement. Les arbres ont déjà développé toute une communication pour se protéger des dangers et interagir. Ces découvertes sont surprenantes et devraient laisser penser qu'ils peuvent tout à fait se modifier dans leur rapport à la consommation de l'eau . Pourquoi pas , mais nous, Humains, qui n'apprenons jamais de nos erreurs, pouvons prétendre en 2026, que dans vingt, trente ans et plus, les hêtres sécheront tous. En plus de notre capacité à gonfler notre ego, nous avons la capacité de voir dans le futur !!!
En France, les coupes rases représentent 61 000 hectares annuels en France métropolitaine. Les impacts de ce type de pratique sont malheureusement nombreux, que ce soit au niveau de la biodiversité, du stockage du carbone, de la qualité affaiblie des sols ou encore de l'eau.
Quand il y aura des glissements de terrain partout, chacun se tordra les mains d'impuissance avec une larme à l'oeil, mais personne ne se posera la question essentielle : comment en est-on arrivé là ? Et pour que les marcheurs (vous savez, ces drôles de personnes qui utilisent leurs jambes pour participer à la mobilité douce, et qui risquent à tout instant de finir plates comme des limandes en passant sous les roues d'un véhicule roulant à vive allure et sans se détourner du dit marcheur au moment de le dépasser) ne dessèchent pas à la façon de pruneaux à cause de températures toujours plus chaudes, on installera des ombrières !!!...
Si vous voulez faire quelque chose pour nos forêts, voici le lien pour une pétition mise en place par ' Envol vert' :
Et vous, quelle est la place de la forêt dans votre vie ? Je vous laisse réfléchir et je file lire !
Sophie COCARD
Parmi mes sources : canopee.ong