Billet d'humeur : A ta santé ma bonne Planète

Publié le par Sophie COCARD

Il est de coutume que notre Président de la République s'adresse à notre nation pour présenter ses vœux. Outre le fait qu'il a reparlé de la réforme des retraites (je serais bien surprise de savoir ce qu'il ressortira des discussions avec les syndicats, sachant que le 49.3 est déjà dans la poche de la veste de madame la première Ministre), il a surtout prononcé des propos incroyables. " Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? ". Est-ce que les rapports du GIEC, les mises en garde de plus en plus répétées des scientifiques, les actions sur le terrain des ONG pour tenter d'attirer l'attention sur l'urgence, les procès devant la justice, les COP, les appels à l'action par l'ONU seraient-ils passés inaperçus ???? C'est quand même fou .... Et c'est vraiment donner une marge de manœuvre supplémentaire à ces complotistes et à toutes celles et ceux qui les écoutent. J'entends déjà d'ici certains citoyens prétendre que si le Président l'a dit, alors ... Tout aussi grave, c'est nier tout le travail de vigilance, de remise en état de certains écosystèmes, la professionnalisation des ONG pour être le plus fiable possible dans leur travail. 

Monsieur Macron ne doit plus se rappeler non plus de l'Affaire du siècle. Et pourtant, ces quatre associations ( Notre affaire à tous, Oxfam, Greenpeace, Fondation pour la Nature et l'Homme) lancées dans " le procès du siècle " comptent rappeler qu'un an après la condamnation de l'Etat français pour inaction climatique, il y a toujours des carences.  Au 31 décembre 2022, l'Etat français aurait du avoir compensé l'excès d'émissions de C02 entre 2015 et 2018. Remarquez bien qu'il y avait du travail puisque durant ces trois ans, notre pays avait émis l'équivalent de quinze millions de tonnes de CO2 en trop par rapport aux objectifs fixés :/

Concrètement, puisque le délai n'est pas respecté, les quatre associations vont à nouveau saisir la justice pour demander des versements d'astreintes afin de contraindre l'Etat à prendre ses responsabilités. 

Affaire à suivre, donc ....

Sophie COCARD. 

 

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