Le chant des possibles
Alors qu'un certain nombre d'individus cède encore au chant des sirènes du consumérisme, l'appel des possibles résonne. Pourquoi ai-je cet élan d'optimisme ? Peut-être que ces rayons de soleil qui se faufilent effrontément malgré la résistance que font les nuages m'influencent. Ou est-ce parce que partout, et surtout où leurs droits ne sont pas respectés, des femmes et des hommes se soulèvent tous les jours pour, courageusement, parfois au péril de leur vie, refuser.
Ou est-ce parce que les plus jeunes générations manifestent et se manifestent pour exiger que des mesures concrètes soient enfin prises pour le climat et par là même pour leur assurer un avenir, la possibilité de vivre dans un monde sans chaos (ce qui s'annonce si nous maintenons stupidement le cap dans lequel nous nous complaisons visiblement. Devons nous vraiment arriver au point dont parlent les collapsologues ? ) Ou est-ce parce qu'il y a partout des actes individuels qui réconcilient avec le genre humain. Je pense à ces agriculteurs, n'appartenant pas nécessairement à la filière du bio, qui replantent des haies et des essences d'arbres variées pour lutter contre l'effondrement de la biodiversité. Ou encore ces pêcheurs qui ont travaillé à trouver une solution pour ne plus retrouver des dauphins dans leur chalut. Les répulsifs à cétacés semblent être une solution efficace, ce qui réduirait la mortalité des dauphins coincés dans les filets. Les chiffres annoncés de ce genre d'accidents sont de l'ordre de 4000 animaux par an. Je pense aussi à ces personnes qui, spontanément, adressent un sourire à un inconnu, proposent un coup de main au voisin, donnent des légumes à autrui parce qu'ils en ont trop pour leur consommation personnelle.
Le réchauffement climatique a commencé il y a maintenant plusieurs années. Et des réfugiés climatiques sont contraints à fuir leurs pays. Mais nous pouvons adoucir l'impact du choc, repousser l'extinction des espèces, éviter les guerres pour l'eau et les matières premières. Soyons de plus en plus nombreux à nous soucier des Autres, de la Nature, des Animaux. Et bousculons celles et ceux qui sont plantés dans un système qu'ils ne veulent pas quitter pour ne pas sacrifier leur petit confort en faisant, sans les attendre. Ils seront bien obligés de suivre.
Joyeusement vôtre,
Sophie COCARD