VENDREDI NOIR POUR L'ENVIRONNEMENT

Publié le par Sophie COCARD

Aujourd'hui, nous en sommes à la sixième édition du black friday ("vendredi noir, en français). C'est une véritable trainée de poudre. Et c'est tout bonnement désolant. Partout, les sirènes de l'économie hurlent. Depuis plusieurs jours déjà, les publicités annoncent des remises monstres. Télévision, radio, internet, courriels électroniques, aucun réseau de communication n'est oublié. Et pourtant, nous, les consommateurs, aurions du veiller à ce que  la première édition soit aussi la dernière. Il y a suffisamment de ventes privées, de soldes, de promotions flottantes etc, tout au long de l'année pour ne pas attendre ce jour dédié à la surconsommation. 

Soyons clairs. Ce n'est pas parce que nous allons mettre des cols roulés (!) dans nos logements ou allons financer la replantation de quelques arbres que nous sauverons notre présent, notre futur, le futur des enfants d'ici et de l'autre côté du monde.

Face à cela, des actions s'organisent pour tenter de contrebalancer cette journée de la surconsommation. C'est le cas du " Buy nothing Day " (" journée sans achat "), mouvement qui encourage à ne rien acheter pendant 24 heures. Ne rien acheter pendant 24 heures, finalement, est-ce si difficile ?Il s'agit de réfléchir à cette notion de sobriété dont nous entendons parler, et qui ne doit d'ailleurs pas s'appliquer uniquement à l'énergie mais également à nos actes d'achat. Surconsommer des objets inutiles, empiler pour finalement s'en débarrasser, est-ce bien raisonnable ? Le prélèvement de matières premières, l'utilisation d'énergie, la fabrication dans des pays qui ne respectent pas nécessairement les droits de l'Homme, c'est à cela qu'il faut songer avant d'acheter. Cela éviterait bien les achats compulsifs. 

Si nous ne sommes pas capables de changer nos habitudes pour changer l'avenir, je conseille à chacun d'offrir à Noël des bouées, des casques, et un stage de survivalisme .... 

Non, ce n'est pas choquant de dire cela. Et encore que je vous ai choqué, je ne m'en excuserai pas. Les faits sont visibles. Ils remplacent les schémas des pires scénarios. Il faut maintenant que chacun, à son niveau, que ce soit le citoyen, l'entrepreneur, le politicien, prenne ses responsabilités. Et donc pour conclure, jouons notre rôle de consommateur en boycottant les mauvaises pratiques. 

A bon entendeur, salut !

Sophie COCARD. 

Image de Sergei Belozerov de Pixabay

Image de Sergei Belozerov de Pixabay

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