Smartphone et char à voile

Publié le par Sophie COCARD

Il serait (grand) temps d'arrêter de croire que nous aurons tout à l'infini, et sans rien faire qui plus est. Maintenant, si nous voulons sauver notre propre environnement, il va falloir économiser les ressources, l'eau, revoir notre rapport à l'argent et à la (sur)consommation, etc.... Et crac ! Pas de chance ! Il va falloir que tout le monde fasse des efforts. 

A voir la réaction incroyablement suffisante (les expressions sur les visages ou le fait de faire tout autre chose voire discuter avec le voisin démontre bien le degré d'implication de ce type d'individus .... ) de certains entrepreneurs qui s'étaient déplacés à l'université d'été du Médef alors qu'un membre du GIEC ou encore Aurélien Barrau intervenaient, il y a encore du travail. 

De même, vous n'êtes sûrement pas resté insensible à la réaction de l'entraineur du PSG et de M. MBappé. Le premier ironisait en ces termes " Pour être très honnête avec vous, ce matin on a parlé avec la société qui organise nos déplacements et on est en train de voir si on ne peut pas se déplacer en char à voile. " Quant au footballeur, avait-il besoin de rire de cette bêtise ? Je voudrais bien voir quelle tête ces personnages feraient si on leur annonçait que leur salaire va baisser. Les pauvres joueurs de football professionnel se promènent avec de tels salaires indécents ....  Il y a de quoi rire jaune ...

Après le patronat et le monde du football, filons observer la dernière idée (une perle, je vous le dis !!! Préparez-vous ... ) de scientifiques. Certains d'entre eux suggèrent d'envoyer des parasols devant le soleil pour limiter la chaleur !!!! Si cela se trouve, même un auteur de science-fiction n'y aurait pas songé ... Je partage l'avis de Cyril Dion quand il dit : " Vous vous rendez compte que là, on est en train de se dire qu'on va mettre une espèce de truc devant le soleil ou envoyer des paillettes dans l'espace ... plutôt que de rouler à 110 km/h au lieu de 130. C'est quand même ça qu'on est en train de se dire. Vous vous rendez compte du degré de folie, quand même ? "

Si cela vous laisse sans voix, c'est normal. Ces solutions proposées seraient très coûteuses à mettre en place en termes de temps, de technologies. L'argent, pour avancer correctement dans la transition écologique pour affréter plus de bus en zone rurale, pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables par exemple, n'est pas mise sur la table. Mais pour ce type de projet hasardeux, je suis sûre qu'on réussirait à trouver le budget.

Allez, vous avez presque fini votre travail de lecteur. Passez à votre travail de citoyen. Cela vous prendra deux minutes mais cela peut aider à sauver le blaireau (je parle de l'animal et non du lourdaud qui vient envahir votre espace vital. Là, on est dans le cadre de l'espèce invasive. Pas de risque qu'il disparaisse demain du tableau …). Signez vite la pétition et parlez-en autour de vous. L'association ASPAS a besoin de 14 000 signatures supplémentaires pour que les parlementaires étudient la demande d'interdiction de la vénerie sous terre. Et le délai restant pour obtenir les fameuses signatures diminue puisque le décompte s'arrêtera à la fin du mois de septembre. Je vais rapidement vous expliquer le concept de la vénerie sous terre. C'est moche. Les chasseurs arrivent avec des chiens, des pelles. Ils creusent dans les terriers et y lancent les chiens. Les blaireaux sont acculés, mordus. S'il y a des petits, ils sont tués. Et pour les adultes, les chasseurs utilisent des pinces pour les déloger. Ensuite, ils sont tués. Imaginez un peu la souffrance et le traumatisme de l'animal. Je me demande comment certaines méthodes peuvent encore exister. Pourtant, nous sommes dans l'ère de la modernité, non ? 

Signez la nouvelle pétition e-Sénat contre le déterrage des blaireaux ! • ASPAS (aspas-nature.org)

La bêtise humaine n'a pas de limite. C'est fatigant. Je vais de ce pas me coucher, cela me fera des vacances. 

Salut à tous, 

Sophie COCARD. 

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