Commerce en ligne et environnement

Publié le par Sophie COCARD

Je viens de lire un article sur la charte d'engagements pour la réduction de l'impact environnemental du commerce en ligne.Et j'ai bondi sur ma chaise ! Bien, je rembobine et je vous explique les raisons de mon incompréhension.

Le 14 mars dernier, le ministère de la Transition écologique annonçait que dix-huit nouvelles entreprises ont signé cette fameuse charte. Quatorze autres entreprises avaient déjà adhéré à ce document durant l'été 2021.

Pour moi, la Charte de l'Environnement de 2005 est intéressante puisque ses dix articles ont valeur constitutionnelle. Elle reconnaît les droits et les devoirs fondamentaux relatifs à la protection de l'environnement et introduit dans la Constitution trois grands principes : le principe de prévention, de précaution, et le principe pollueur = payeur. Vous pouvez en prendre connaissance ici :  Articles de la charte environnementale - Tête de linotte (overblog.com)

Mais cette charte d'engagements relative au e-commerce nécessitait-elle d'être créée ? En effet, elle regroupe trois grandes lignes à suivre : se mobiliser pour informer et sensibiliser le consommateur de l'impact environnemental de la commande en ligne, réduire les suremballages et les emballages lors de la préparation des colis, recourir à " une logistique respectueuse de l'environnement ". Ce dernier point consiste par exemple à regrouper des produits commandés en même temps par un même consommateur dans un même carton !!!

D'une part, certaines entreprises du e-commerce n'ont pas attendu la mode du vert pour allier modernité et respect de l'environnement. D'autre part, faut-il mettre sur papier des comportements qui devraient découler du bon sens, de la logique ??? Qui n'a pas reçu, après avoir commandé trois articles auprès d'un même vendeur, trois colis différents livrés tous les jours ? Qui n'a pas reçu des cartons é-nor-mes alors que vous aviez commandé un produit de la taille d'une brosse à dents ? Qui n'a pas reçu des cartons tellement mal rangés que là où un petit emballage aurait suffi, un énorme contenant avait été utilisé ? Agaçant, non ?

Et ma petite boutique en ligne, concrètement, elle fonctionne comment ? J'ai toujours eu conscience de mon rôle de citoyenne, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle. Le lien homme - animaux - nature est évident dans les interactions du quotidien, et ce même dans l'entreprise. Lorsque je tenais mon commerce physique, j'avais mis en place une charte de développement durable en m'investissant dans le choix de mes fournisseurs, de mes articles, etc. Et lorsque j'ai commencé à travailler en ligne, il était évident que j'allais continuer à travailler dans ce sens. Le peu que je peux faire, je dois le faire. C'est aussi simple que cela. Et donc, c'est tout naturellement que j'ai supprimé les suremballages lors de l'envoi, que j'optimise mes envois, que je réutilise des matériaux pour protéger les articles, etc .... Vous voyez , ce sont des mesures de bon sens, et qu'il ait fallu des heures et des heures de travail pour rédiger ce document, pour impliquer les grosses (je vous assure que je n'ai jamais été contactée pour apposer mon nom au bas de ce parchemin !) entreprises dans le processus, me dépasse. 

Sommes-nous si " robotisés " qu'on aurait perdu toute capacité humaine de réflexion ? 

Sophie COCARD

 

Photo : Sophie COCARD.

Photo : Sophie COCARD.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Et bien, oui, il semblerait que le bon sens ne soit plus vraiment une composante de la réflexion !
Répondre