Avancer dans la pénombre ! (2) Mon entretien avec un Conseiller du ministère de l'économie

Publié le par Sophie COCARD

Depuis l'envoi du courrier au ministère de l'économie ( si vous ne vous en souvenez plus, retrouvez le ici : Avancer dans la pénombre ! Lettre au ministère de l'Economie - Tête de linotte (overblog.com) , et après une relance auprès des conseillers concernés, l'un d'eux m'a proposé un entretien téléphonique.

Je tiens tout de suite à préciser que j'ai eu à faire à une personne très à l'écoute  et attaché à bien exécuter son travail. C'est à souligner parce que tous secteurs confondus, ce n'est pas toujours le cas. 

J'ai pris quelques notes pendant cet entretien, ce qui me permet aujourd'hui de vous informer et de revenir sur un certain nombre de points évoqués. 

La discussion a débuté par un rappel de la loi qui était alors en train de se mettre en place en faveur des indépendants (adoption définitive du projet de loi le 8 février, promulgation le 14 février et entrée au journal officiel le 15 février dernier). N'étant pas juriste de formation, je ne peux pas vous dire si cette loi est très protectrice pour tous puisque les professions indépendantes ont des profils (et des profits !) très divers. 

Lorsque j'ai évoqué le problème de l'invisibilité, du manque d'appui aux toutes petites entreprises, le Conseiller m'a répondu que cette impression était faussée, la différence se jouant sur le plan médiatique. Selon lui, les médias parlent davantage de certains grands groupes qui sont plus évocateurs pour les français. 

Dans mon courrier, je parlais de la puissance financière des grands groupes qui leur permet de se rendre encore plus visible par l'intermédiaire de campagnes de publicité. Dans la conversation, j'ai alors demandé quelques explications quant au groupe Amazon qui " oublie " de s'acquitter de la totalité de ses impôts, et forcément, cet argent peut être investi différemment. Mon interlocuteur m'a alors parlé des Assises du commerce qui balayaient de nombreux aspects du commerce que ce soit physique ou virtuel, et la question de la fiscalité des entreprises en ligne en était abordée. Je reviendrai ultérieurement sur la question des Assises du commerce, et vous aurez une analyse du point de vue d'une toute petite commerçante en ligne. 

Poursuivons ! Le Conseiller a évoqué le chèque numérique qui a permis aux petits commerçants physiques de créer, par exemple, un site internet. J'ai alors informé ce dernier que j'aurais aimé être accompagnée lorsque je suis passée du statut de commerçante avec un magasin physique à celui de vendeuse sur une boutique en ligne. Evidemment, cela s'est déroulé en 2018 mais est-ce nécessaire de gérer une crise sanitaire pour de rendre compte que des actions sont nécessaires pour tenter d'effectuer un rééquilibrage entre les acteurs économiques ? Heureusement que j'aime farfouiller, lire et m'autoformer. Cela m'a été d'une grande utilité au moment là. D'autant plus que fermer un magasin, parce que la maladie nécessite une nouvelle fois de s'adapter, est un grand moment de stress, d'angoisse, de déception, accompagné d'un sentiment d'injustice. Il faut avaler la pastille, c'est moi qui vous le dit ! Ajoutez l'administratif et l'autoformation et vous reconnaitrez que c'est du lourd... Mon interlocuteur m'a confié être surpris puisque selon lui, les chambres de commerce font bien leur travail. Là dessus, je n'ai pas pu infirmer ou confirmer mais j'ai relaté des faits me concernant. J'ai ainsi expliqué que lors de l'installation, mes relations avec ma chambre de commerce démarraient mal puisque lorsque j'appelais pour la première fois pour avoir quelques conseils, et lorsque l'agent qui me répondait a entendu le montant de mon capital de départ, il a parlé pour lui-même mais de façon à ce que j'entende : " oh je me dis .... la pauv' fille " !!! ". Je n'ai jamais avalé ces propos méprisants et détestables. 

J'ai enfin évoqué deux problèmes récurrents et impactants sur l'activité d'une entreprise. Il s'agit d'une part des problèmes de communication, de rupture d'internet pendant de longues heures. Là dessus, il m'a indiqué que de nombreux efforts ont été faits au niveau de la revitalisation des zones rurales. D'autre part, j'ai parlé des problèmes de frais d'envoi. Comment concurrencer des gros groupes qui peuvent proposer des frais d'envoi à tout petit prix alors qu'une toute petite entreprise ne peut pas se permettre de baisser ces frais ?

Voilà un rapide résumé de cinquante minutes d'entretien. Comme pour ma lettre au ministère, j'attends vos commentaires. Quels sont vos impressions par rapport à ces propos ? Est-ce que vous ressentez cette revitalisation évoquée ? Que vous soyez commerçants d'une boutique physique ou virtuelle, une toute petite entreprise par exemple, écrivez ! 

A bientôt :)

Sophie COCARD. 

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