Les bonheurs des uns et les malheurs des autres

Publié le par Sophie COCARD

A la mi-novembre, les résultats d'un sondage indiquaient que près de huit français sur dix se disent heureux. En lisant l'analyse des résultats, plusieurs points ont retenu mon attention et m'ont évidemment fait réagir. Pour six personnes sur dix, notre modèle économique n'est pas compatible avec les enjeux soulevés par le défi écologique. Certains vont jusqu'à évoquer le fait que nous devons changer nos modes de vie. Qu'à cela ne tienne, rendons ce système plus juste socialement et écologiquement.  Peu de temps auparavant, un autre sondage avait révélé que les français souhaitent que le gouvernement mette des mesures en place afin que nous, citoyens, changions nos habitudes. Là, j'avoue que je m'emmêle les crayons. Le gouvernement applique le pass sanitaire et des opposants manifestent pour le retrait de cette mesure qui n'a d'autre fonction que de nous protéger. Et par contre, nous aurions besoin de mesures pour faire ce que nous pouvons / devons faire sans que personne n'intervienne ??? 

Et tandis que les uns sont heureux, les autres sont inquiets ou en colère. Je pense à tous les éco-anxieux, à tous les peuples qui se préparent à devoir quitter leur terre devenue inhabitable à cause du changement climatique, à tous les enfants qui reçoivent le superbe cadeau (!!!) qu'on leur laisse, à savoir une planète qui va devenir de plus en plus dangereuse. Les enfants, justement, sont " extrêmement inquiets " vis à vis du changement climatique. Une grande étude lancée sur l'éco anxiété au niveau de la jeunesse mondiale révèle que 60 % des jeunes de 16 à 25 ans de dix pays différents expriment ce sentiment. 

J'ouvre une petite parenthèse pour rappeler la définition de l'éco anxiété : il s'agit de l'angoisse d'un individu par rapport à son avenir à cause de la situation environnementale. 

Pour revenir aux résultats de ce sondage, il s'avère que parmi les 10 000 jeunes interrogés parmi des pays occidentaux (France, Etats-Unis, Australie, Portugal, Royaume-Uni, Finlande) et non occidentaux (Inde, Nigeria, Brésil, Philippines), 45 % des 16-25 ans ressentent cette anxiété climatique quotidienne. Celles et ceux qui ne rentrent pas dans la catégorie des anxieux sont loin d'être paisibles pour autant. Pour une majorité d'entre eux, " l'avenir est effrayant". Plus de la moitié considère que " l'humanité est condamnée".

Même s'ils sont tout à fait conscients du fait que les gouvernements ne cherchent pas à bouger les lignes, ils savent aussi que nous, citoyens, devons agir au quotidien. Je vous invite à aller sur le lien suivant : "Si on va sur une autre planète, ce sera de la faute des grands" : six enfants nous livrent leur ressenti face à la crise climatique (francetvinfo.fr). J'ai été bluffée par le raisonnement de ces enfants qui ont entre huit et quatorze ans. Ils ont des choses à dire et à nous apprendre. 

Aujourd'hui, le black friday démarre. Une nouvelle fois, on va assister à un débordement aberrant de surconsommation. Mais j'ai néanmoins envie de finir sur une bonne nouvelle : l'enseigne Zara voulait doubler la taille de son magasin de Bordeaux mais la commission départementale d'aménagement commercial a refusé. Parmi les raisons invoquées : la plainte visant la maison mère accusée d'exploiter le travail forcé des Ouighours. 

A bientôt !

Sophie COCARD. 

 

Parmi mes sources : positivr.fr ; ça minteresse.fr ; nouvelobs.com

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