L'art de vivre avec une fibromyalgie

Publié le par Sophie COCARD

La semaine dernière, le 12 mai, journée mondiale de cette maladie, vous entendiez peut-être un mot étrange effleurer vos oreilles : fibromyalgie. Vous avez du mal à le prononcer ? Alors, imaginez quand vous entendez le diagnostic annoncé par le médecin !

J'ai longtemps hésité à aborder ce sujet mais il faut absolument qu'il soit plus souvent traité et visible pour que les choses évoluent,  que ce syndrome soit correctement pris en charge au niveau médical. Et il faut absolument que les malades ne se sentent plus exclus socialement. Si j'en parle aujourd'hui, c'est également parce que j'ai le recul nécessaire pour le faire sans en souffrir, sans que cela ne m'en coûte. 

Aujourd'hui, je l'annonce haut et fort. Je suis atteinte de fibromyalgie. J'en parle avec détachement parce que depuis 2012, j'ai eu le temps de m'habituer à l'idée ! Et il est hors de question que je me plombe le moral avec des questions métaphysiques telles que : pourquoi moi ? Non, ces questions m'ont bien souvent trotté dans la tête par le passé et j'ai fait le deuil de ma vie d'avant. 

Je suis HEUREUSE. Cela peut paraître paradoxal de souffrir physiquement, tout le temps, et de se sentir pourtant bien dans sa peau. Mais c'est le cas. Soit, j'ai la tête dure ! Mais le mérite revient surtout aux formidables personnes, mes soutiens dans ma vie, qui m'aident à me dépasser, qui croient en moi, qui m'empêchent de baisser les bras quand je me sens molo-molo. Et avec qui je suis heureuse de partager mes petites et mes grandes joies, mes réussites, l'avancée de mes projets. Je ne leur dis jamais assez ; alors merci. Merci d'être là, de me pousser à ne jamais stagner et m'apprendre à me faire confiance. Merci de ne m'avoir jamais lâché. Je ne vais pas vous citer individuellement ; je sais que vous vous reconnaîtrez. 

De temps en temps, j'aborderai donc une question, un point de vue sur la fibro. Et promis, pas de larmes ; pour l'eau, la pluie suffit !!!

Sophie COCARD. 

L'art de vivre avec une fibromyalgie
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Sandrine Arlaud 02/06/2021 10:25

Voici un article courageux. Il est en effet difficile de parler de sa propre pathologie. Mais indispensable. Pourquoi ? Parce que de nombreuses personnes atteintes pourront enfin se sentir moins seules. Et parce que, plus on en parle, plus la maladie est existante. Et qui dit existante, dit mise en place de la recherche autour de cette pathologie, prise de conscience du côté des soignants et, dans le long terme, des méthodes de soins adaptées.

Sophie COCARD 03/06/2021 11:15

:) Merci Sandrine pour ces encouragements. Il reste un long chemin à faire. Mais rien n'est jamais figé ! Et puis, puisqu'il faut bien commencer par quelque part, en parler est un bon début !