On poursuit dans le mauvais sens ?

Publié le par Sophie COCARD

La crise qui nous frappe de plein fouet est un appel à une prise de conscience pour qu'enfin, un changement de route se profile rapidement. Si nous voulions jusqu'alors le nier, la réalité nous est revenue en pleine tête comme un boomerang : santé, environnement naturel, comportements de consommation sont liés.

Nous avons pris nos distances avec notre environnement naturel, ce qui est triste et dramatique car le lien ne se recrée toujours pas alors qu'il est nécessaire et urgent de se reconnecter avec la Nature dont nous faisons partie . Il ne s'agit plus d'inverser le processus de dérèglement climatique qui est déjà en marche, mais de limiter les conséquences et sauver ce qui peut encore l'être, y compris nous. 

Et nous avons tout autant provoqué une déshumanisation de la société, en la gérant comme une banque ou une entreprise. Nous avons pourtant omis l'essentiel : l'humain. Nous nous basons sur le calcul du PIB, le taux d'endettement du pays, le sauvetage des grosses entreprises. Nous cherchons à classer tous les individus dans des cases. Mais aujourd'hui, nous nous apercevons de la limite de ces calculs.

Ainsi, les services publics sont des indispensables dans nos vies quotidiennes. Mais à force de rapetisser, raper consciencieusement ce qui correspond à de véritables aides dans nos vies, nous nous heurtons à des difficultés. 

C'est par exemple le cas dans le système scolaire. Il serait nécessaire de penser au bien-être des enfants pour les former à devenir des futurs citoyens, ouverts aux différences des autres, à d'autres cultures, aux enjeux sociaux, etc. Mais nous avons procédé aux regroupements scolaires. Il y a davantage d'enfants dans un même espace. Outre le fait que les moyens humains, à savoir du personnel pour l'entretien, l'encadrement, par exemple, sont diminués, les enfants sont compactés dans des classes, cadre peu propice au calme nécessaire pour une étude efficace. Et bien sûr, cela a pour conséquence évidente que les enseignants, même les plus motivés, n'ont plus le temps pour aider les élèves plus en difficulté. 

Et aujourd'hui, le gouvernement se trouve face à une question. Pour des raisons sanitaires, il envisage de fermer les cantines pour éviter ces moments où le risque de contamination est important. Mais pourtant, il n'est par exemple pas prévu d'augmenter les tournées de bus pour réduire le nombre d'élèves transportés. Outre le fait qu'habituellement, les élèves doivent encaisser les kilomètres et le temps passé dans les transports, ce qui contribue évidemment à une fatigue accrue, actuellement, le risque sanitaire se pose.

Mais apparemment, cette réflexion n'a toujours pas été faite : la Lorraine va perdre prochainement 129 postes d'enseignants. L'éducation, la santé, l'égalité sociale, la protection de nos sites naturels et de la biodiversité devraient être la priorité de nos sociétés dites développées. Mais pourquoi changer, que ce soit individuellement ou dans les institutions ? ....

Sophie COCARD 

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Sandrine 14/01/2021 15:56

Oui, de toute évidence, on continue comme avant puisqu'on ne sait plus rien faire d'autre.

Sophie COCARD 15/01/2021 21:20

Bonjour Sandrine, effectivement, et c'est bien regrettable. A situation inédite, pourquoi ne pas essayer quelque chose de différent ? Dommage de n'avoir pas su saisir cette opportunité ....