Vivre d'amour et d'eau fraîche : et comment fait-on quand l'eau est polluée (et qu'on est célibataire) ?

Publié le par Sophie COCARD

La santé est dans l'assiette. Manger équilibré et sainement aide notre organisme à affronter les agressions extérieures, les maladies ... Enfin, normalement. Parce qu'en ce qui concerne le marché actuel de l'alimentation, il y a de quoi en douter. 

Après le rappel de lots de haricots verts susceptibles de contenir des morceaux de verre, c'est au tour du tarama de poser des problèmes. Et puis, entre les risques de salmonellose ou le dépassement des taux de dioxines dans les aliments au niveau de l'Europe, cela peut bien couper l'appétit. Je ne parle même pas de ce cabillaud pêché en Norvège et qui va transiter par la Chine pour y subir des injections d'additifs alimentaires et d'eau !!!  N'oublions pas non plus cette nouvelle étude (associant des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'université Paris 13) qui identifie un possible lien entre la consommation de produits ultra-transformés et le sur-risque de développer un cancer.

J'avoue avoir été très déçue quant au revirement de position par notre président de la république qui nous avait garanti la sortie du glyphosate en janvier 2021. Les risques de ce type de produits sont maintenant connus et confirmés par la communauté scientifique. Et pourtant ...

Heureusement, que ce soit ici ou ailleurs, on assiste à une évolution du marché agro alimentaire, ce qui est heureux puisque comme tout ce qui concerne la globalisation, les fruits et légumes que nous mangeons peuvent venir depuis l'autre bout de la planète. Or, si nous voulons vraiment nous engager dans la lutte contre le réchauffement climatique, il n'y a aucune cohérence à faire venir des produits de l'autre bout de la planète par avion ou porte conteneur. Aucune cohérence à produire des denrées sous serre, avec pour conséquences un énorme gaspillage de ressources naturelles, sans respect de la saisonnalité. Et puis, vous avez bien du remarquer que les fruits et légumes n'ont plus de goût, s'abîment avant même d'être mûrs. C'est bien triste ... Oui, le marché agro alimentaire tend à se modifier par le retour des agricultures urbaine et périurbaine qui permettent le retour du maraichage, des petites élevages, des vergers, participant ainsi aux circuits courts. D'ailleurs, selon la FAO (organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), les agricultures urbaine et périurbaine nourrissent déjà un quart de la population citadine mondiale. 

Je voudrais terminer cet article en vous parlant d'une personne inspirante, un héros du quotidien qui fait sa part : Ron Finley, de Los Angeles. Il s'est mis à planter des fruits et légumes un peu partout dans les rues, installant des potagers sauvages et illégaux, ce qui lui a donc valu son surnom de gangster jardinier. La ville l'a finalement laissé faire, son mouvement se développant. Et comme il explique, pour lui, être un gangster, c'est prendre soin de sa communauté. La preuve est une fois de plus faite qu'environnement et social sont étroitement lié ..

Positivement vôtre,

Sophie COCARD

Mes sources : www.actu-environnement.com ; www.presse.inserm.fr ; atlas du climat.

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