L'aiguille de l'environnement est à chercher dans la botte de foin du capitalisme à outrance.

Publié le par Sophie COCARD

La COP 24 vient de se terminer il y a quelques jours. Comme d'habitude, les pays n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un certain nombre d'éléments pourtant essentiels. Chaque année, j'avais l'espoir que des réactions en chaîne se produisent, des idées nouvelles émergent, des comportements évoluent. Mais cette fois-ci, je n'attendais rien. Il est malheureusement nécessaire de se faire une raison : les représentants des nations ne représentent pas nos intérêts.

Cette année, la Russie n'a pas voulu que  les notions de droits humains et sécurité alimentaire soient intégrés. D'autres pays ont minimisé les conclusions du rapport - pourtant alarmant - du GIEC. Et oui, il vaut mieux ignorer tout cela et prendre le méga-fric qu'il y a encore à prendre !!! Il sera toujours temps de nous offrir des canots de sauvetage pour nos étrennes !!! Par exemple, la fonte des glaces au pôle Nord est une aubaine pour certains puisque de nouvelles voies maritimes apparaissent, et pourront désormais être utilisées durant six mois, ce qui permettra un rendement encore plus important pour les compagnies. La cerise sur le gâteau ? Des extractions de matières premières et de ressources énergétiques. En tant que citoyenne française, j'ai été extrêmement choquée par nos dirigeants. Leur attitude a été sans équivoque. En septembre 2018, notre président recevait le prix de " champion de la Terre". Bon ... Quoi qu'il en soit, notre pays a bien été remarqué puisque cette fois, nous avons brillé par l'absence de tout représentant. Le président ou son premier ministre ne se sont pas déplacés. Le ministre de la transition écologique n'est même pas resté bien longtemps, tout comme sa collaboratrice qui repartait plusieurs jours avant la fin des débats. Le fait qu'il y ait un climat social tendu en France ne justifie nullement cette absence. Bon, de toute façon, soyons clairs, comme l'a été la jeune Greta Thunberg, " on ne peut pas résoudre une crise sans la traiter comme une crise". Encore faudrait-il le vouloir. 

Greta Thunberg, oui, ce nom vous dit forcément quelque chose. Elle a commencé à faire parler d'elle à l'automne, alors qu'elle entamait une grève scolaire pour le climat, allant s'installer pacifiquement mais avec détermination devant le parlement suédois avec sa pancarte. Au micro, elle interpelle.  " Vous dites que vous aimez vos enfants par dessus tout, et pourtant vous leur volez leur futur devant leurs propres yeux. " Aujourd'hui, 20 000 enfants au niveau mondial suivent son exemple en boycottant l'école une fois par semaine. Elle a été invitée à la COP 24. Son discours est magistral et sans détour, comme devrait l'être les réactions face à l'urgence climatique. Et en France, comme pour entrer en résonnance, une action citoyenne vient de se développer. Quatre associations d'intérêt général, à savoir Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH), Greenpeace France, Oxfam France, appuyées par des journalistes et des personnalités publiques ont décidé d'assigner l'état en justice pour inaction face aux changements climatiques. Et pour que l'action porte davantage ses fruits, chaque citoyen peut signer la pétition qui appuiera l'action de ces quatre co-requérants qui, comme il est précisé sur leur site, " assument la responsabilité juridique et financière de ce recours porté au nom de l’intérêt général devant le juge." Rendez vous sur le site www.laffairedusiecle.net pour en savoir plus et signer la pétition !

Positivement vôtre, 

Sophie COCARD 

 


wikipedia.org ; cnrs.fr ; greenpeace.fr ; laffairedusiecle.net

Pour qu'un futur existe .... Photo : Sophie COCARD

Pour qu'un futur existe .... Photo : Sophie COCARD

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