Lorsque j'ai commencé à écrire

Publié le par Sophie COCARD

D'où vient mon besoin d'écrire ? Est-il apparu en même temps que l'amour de la lecture ? Ou est-ce qu'il germait lentement alors même que je faisais mes premiers pas, attendant l'occasion pour se révéler ? Comme le processus d'écriture en lui-même est surprenant, ce besoin est mystérieux. 

Une chose est sûre : comme nous avons besoin de nous nourrir ou boire, j'ai besoin d'avoir des mots dans ma vie, dans ma tête, sur le papier. Les mots, je les ai sur ma table de chevet, lorsque j'empile les prochains romans à savourer, glissée sous la couette. Je les place au hasard de la décoration de mon appartement.  Je les ressens quand je pense. Et s'ils m'échappent, je vais jusqu'à le sentir physiquement. C'est surprenant, oui. Mais j'ai besoin de nombreuses bulles d'oxygène autour de moi, et les mots en font partie

D'aussi loin que je me souvienne, je disais qu'un jour, je voudrais écrire un livre. L'envie était déjà là, il manquait le sujet et le déclic nécessaires pour produire ce qui a été mon premier roman. Le déclic, je l'ai eu à mon retour d'Irlande, lorsque je suis revenue d'un volontariat européen de sept mois. J'étais comme perdue ; je ne me voyais plus la même, je ne percevais plus le quotidien de la même façon. Vous vous souvenez peut-être de la réaction de Romain Duris dans " l'auberge espagnole", qui revenait de son voyage Erasmus, lorsqu'il se retrouve dans l'administration pour travailler ? Il s'est sauvé. J'en étais là, revenue avec un regard neuf. Envie de faire exploser au grand jour ce qu'il y avait en moi. Le livre a été la première étape, s'en est suivie une réorientation professionnelle quelques mois plus tard pour finir ma mue du nouveau Moi. Ce premier livre, j'ai mis 9 mois à l'écrire. 9 mois, c'est le temps d'un accouchement. Et oui, mon premier enfant de papier naissait. Il en est venu d'autres par la suite. J'envisage d'avoir une famille de papier nombreuse ! Quelques jours avant de mettre le point final à " Ouvrons la fenêtre ! ", j'ai eu un doute. C'était bien ? Et s'il fallait tout refaire ? Comment refaire ? Je crois que le fait que je touchais alors à mon but a pu me faire peur. Et là, une petite voix nommée Amandine ma frangine m'a rappelé que depuis trèèèèèèèèès longtemps, je voulais écrire, et qu'il fallait que j'aille jusqu'au bout. Alors je m'y suis remise. Et j'ai écrit les vingt dernières pages. Depuis, je n'ai jamais cessé d'avoir un stylo, un carnet, un bout d'enveloppe à portée de main pour y jeter une pensée, une idée, une trame. 

Je suis heureuse de n'avoir jamais oublié petite Sophie et ses envies. Pour être un adulte heureux, je crois qu'il faut toujours se souvenir de ses rêves d'enfant ....

Sophie COCARD. 

" Ouvrons la fenêtre ! " au prix de 12,50 €. Vous pouvez me le commander en me laissant un message depuis le formulaire du blog. J'y laisserai une petite dédicace lors de l'envoi :)

" Ouvrons la fenêtre ! ", le début de l'aventure.

" Ouvrons la fenêtre ! ", le début de l'aventure.

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